Rencontre avec

Jérôme CAZAL

 

Pour aller de Cahors à Copenhague il y a plusieurs routes. Il y a celle empruntée par son Altesse royale le prince Henrik de Danemark et puis celle suivie par Jérôme Cazal.

 

Passionné de sport, ce dernier intégrera une section sport-études au lycée de Bordeaux. À cette époque, l'actuel entraineur de l'équipe de France, Claude Onesta,  sévissait  dans la région et pensait avoir trouvé là un gardien de but né. Il ne s'était pas trompé. Jérôme se retrouvera dans l'équipe junior de handball des Girondins de Bordeaux, avec un titre de champion de France à la clé. Tout simplement.

Alors pourquoi ne pas continuer? Pourquoi prendre la route pour Copenhague? Eh bien parce qu'il y avait parmi ses amis un groupe d'étudiants danois venus étudier le français et qu'ils lui proposèrent de l'accueillir si un séjour au Danemark l'intéressait. L'idée lui a plu et le voila à Copenhague, juste pour voir! Les débuts ne seront peut-être pas faciles: décrocher un contrat dans un pays où le handball est roi, entrainement tous les soirs, apprentissage du danois et celui d'un métier (il est aujourd'hui maitre-paveur), mais tout cela dans un environnement qui l'a séduit.

Après une période avec l'équipe de Virum, puis avec celle de Lund en Suède, il partira en Allemagne afin d'accompagner son amie Camilla, jeune juriste danoise bénéficiant du programme Erasmus. Le "globe-trotter", comme a titré la presse allemande à l'époque, s'installera à Lübeck. Il signera un contrat avec l'équipe Tus N-Lübbecke puis avec Eintracht Hildesheim, ce qui lui donnera l'occasion de se frotter aux joueurs de la Ligue allemande, ligue considérée comme la plus forte au monde.

De retour à Copenhague, ce sera alors un contrat avec FCK le club de Copenhague, malheureusement interrompu par une blessure sérieuse au genou. Par prudence, il ne reprendra le handball que dans une division de moindre niveau mais après un certain temps, il retournera au top niveau en signant avec le club Nordsjælland Håndbold où il joue actuellement. Le voilà donc reparti au rythme habituel, un job le matin, trois heures d'entrainement quasi quotidien en fin d'après-midi et puis bien sûr les matchs de championnat.

Voila certes une carrière bien remplie mais n'attendez pas de Jérôme Cazal qu'il vous en dise plus et qu'il vous raconte ses exploits. Si vous souhaitez les connaitre il vous faudra lire la presse sportive car les succès sur le terrain ne l'ont pas empêché de garder la tête froide et les deux pieds bien sur terre !

Si vous le rencontrez, il vous parlera plus facilement de la nouvelle aventure qui les attend lui et Camilla après la naissance du petit Marcel il y a quelques mois. il vous parlera de ses amis danois et vous dira son plaisir de vivre parmi des gens dont il apprécie l'ouverture et le mode de vie par dessus tout. La nostalgie du pays natal et l'idée d'un retour? Peut-être dans quelques dizaines d'années, on ne sait jamais, mais ce n'est pas sur l'agenda en ce moment ....

Yves Mongelard