Rencontre avec Victor Monchamp

Installé au Danemark depuis plus de dix ans maintenant, il est de ceux qui ont eu la chance de vivre des cultures très différentes, expériences dont il a de toute évidence tiré le meilleur.

L'histoire commence en Grèce où il est né et a passé son enfance. Cela nous a d'ailleurs donné l’occasion de faire un petit détour dans l’histoire de la ‘grande guerre’ de 14-18. En effet son grand-père, instituteur, mobilisé, stationnera en Grèce avec le corps expéditionnaire français. Après la guerre, ayant remarqué que de nombreux compatriotes y étaient installés et qu'il n'y avait pas d'école française, il décidera alors d’y retourner  pour y créer une école.

Son fils y restera aussi comme membre de la représentation diplomatique française et c'est ainsi que commencera l’histoire de Victor, sur les bords de la mer Égée. Plus tard ce sera le retour à Paris, des études en biologie et une école de commerce, une double formation qui lui permettra d’entrer dans un milieu professionnel très particulier, celui du commerce des produits de la mer.

Son expérience dans ce domaine  lui permettra de s’installer plus tard au Danemark sans difficulté et d’y exercer un métier passionnant dans la société de mareyage  et de négoce de produit de la mer, qu’il a rachetée avec son ancien directeur (Elite Seafood). Un métier qui constitue le premier maillon à terre dans la chaine de l'approvisionnement des produits de la mer et où il faut savoir vite analyser des données aussi différentes et souvent imprévisibles qu’une mauvaise pêche due aux intempéries, une augmentation de la demande, etc. C'est comme à la Bourse!

Mais pourquoi partir s’installer au Danemark alors que des possibilités existaient en France? Eh bien la réponse à la question est toute simple. Elle s’appelle Lotte, elle est Danoise et elle suivait des cours de styliste de mode à Paris, une branche dans laquelle elle est restée puisqu'elle est assure maintenant la représentation de maisons de couture pour la Scandinavie (Sonia Rykiel, Repetto, Gérard Darel).

Pour Victor ce sera une intégration réussie, une vie active, très active, comme pour tous ceux que nous avons rencontré jusqu’à présent. Est-ce un trait commun à tous ceux qui décident de s'expatrier? Peut-être. En tout cas, la vie familiale avec deux enfants et une vie professionnelle assez prenante ne l'empêchent pas de continuer à jouer au football, ni de donner du temps au groupe de musique dont il est le batteur.

 

Le foot, c'est entre autres avec le Football Club Gaulois, un club de résidents français où vous serez les bienvenus si vous avez du talent! Alors n’hésitez pas à les contacter!

Le groupe de musique, c’est Jacuzi, un groupe qui présente la particularité d’avoir le batteur Victor et le contrebassiste Georges à Copenhague alors que le reste du groupe est à Paris. L’orchestre n’est donc au complet que lors des concerts (dont un récemment à Copenhague). Internet aidant, textes et mélodies créés à Paris sont envoyés à Copenhague où les rythmes sont concoctés!

Les déplacements pour les concerts étant quand-même une réelle contrainte, ils envisagent même la possibilité d'enregistrer sur bande vidéo à Copenhague la ligne basse-batterie et à projeter la bande sur scène pour accompagner le reste du groupe lors des concerts en France ! Génial, non ?

En tout cas, un moyen parmi d’autres pour ne pas se couper de la vie en France, chose à laquelle tient beaucoup Victor. Pour lui, une bonne intégration n'impose pas de couper les ponts avec ses anciennes activités, bien au contraire! Mais surtout, conseille-t-il à ceux qui s'installent à l'étranger, partez à la découverte de votre nouveau monde sans préjugés et abstenez-vous de faire des comparaisons!